La pensée du jour

21 05 2008

 

La spontanéité, c'est être capable de faire quelque chose simplement parce que l'on a envie, de faire confiance à son instinct, de s'étonner soi-même, et de tirer des griffes du train-train un peu de plaisir imprévu.
Richard Iannelli




Caresse du vent

20 05 2008

 

Il y a bien longtemps, si longtemps que nul ne se souvient du moment où c’était, vivait sur la terre un peuple en communion totale avec la nature. Ils chassaient, pêchaient, construisaient des embarcations dans des troncs d’arbres brûlés ou fabriquaient des mocassins pour ne pas avoir mal aux pieds. L’organisation de cette société était parfaite à bien des égards et les nombreuses tribus qui composaient ce peuple vivaient en harmonie.
Dans une de ces tribus, il y avait un chaman appelé "Celui-qui-Sait-Tout". Il avait le pouvoir de guérir les maladies et de communiquer avec le monde de l’au-delà et les forces spirituelles qui habitent chaque élément de la nature : les animaux, les plantes, les astres, la pluie... Celui-qui-Sait-Tout avait une fille très belle prénommée "Caresse-du-Vent". Tous les guerriers de la tribu rêvaient de l’épouser parce qu’elle était pourvue de nombreuses qualités. Elle ne regardait aucun des guerriers qui lui faisaient la cour. Tout le jour, elle rangeait, nettoyait, faisait mille corvées pour elle mais aussi pour ses voisins. Jamais elle ne refusait de rendre un service. Son tepee était le mieux rangé de la tribu et tout le jour, elle était affairée.

Une nuit, pendant la saison des fruits bien mûrs, Caresse-du-Vent a fait un songe. Un Manitou lui est apparu.
Le Manitou est un personnage qui possède des dons surnaturels - c’est la représentation vivante d’une des forces de la nature.
Celui qui vient dans son rêve est le Manitou de l’Air. Il lui apprend qu’il l’aime depuis le premier jour où il l’a vue et que jamais elle ne trouvera sur la terre aucun homme qui réussira à la rendre aussi heureuse que lui.

Le matin, lorsqu’elle se réveille, elle se souvient très bien de son rêve et elle en est troublée. Elle sort de son tepee pour aller chercher de l’eau fraîche et trouve juste devant l’entrée une superbe paire de mocassins brodés de perles multicolores. Sa jeune sœur "Perle-d’Orage" qui sort en même temps qu’elle trouve les mocassins fort à son goût et les lui demande. Caresse-du-Vent les lui donne et toutes les deux partent vers la rivière.

Chaque nuit, le rêve se reproduit. Chaque matin, lorsqu’elle sort de son tepee, Caresse-du-vent trouve un nouveau présent devant l’entrée : un collier, une tunique de peaux, un bandeau, une ceinture. A chaque fois, elle donne les cadeaux à sa jeune sœur qui est bien heureuse d’avoir une sœur aussi généreuse.

Mais à force de mal dormir la nuit, Caresse-du-Vent perd sa gaieté naturelle et ses forces semblent d’amenuiser. Elle reste souvent songeuse pendant de longs moments. Son père qui l’observe depuis plusieurs lunes se résout à lui parler un soir car il a bien compris d’où venait le tourment de sa fille.

- Dis moi, Caresse-du-Vent, tu sembles bien triste depuis la lune des cerises rouges. T’est-il arrivé quelque chose ? Si tu as du souci, je peux certainement t’aider.

Caresse-du-Vent ne détourne pas les yeux. Elle s’assied à côté de son père et lui raconte l’objet de son trouble.

- Père, je suis jeune et il est grand temps que je prenne un époux mais nul guerrier de la tribu ne me plaît. Chaque nuit, dans mes songes, le Manitou de l’air me demande de devenir son épouse. Je ne sais pas quoi faire et surtout, je ne sais pas comment le rencontrer car je sens que je l’aime un peu plus chaque jour. Chaque matin, lorsque je m’éveille, je trouve un présent devant le tepee. Je l’offre à Perle-d’Orage car je ne peux accepter de si beaux présents.

Celui-qui-Sait-Tout n’est pas étonné. Il se met à réfléchir et demande à ne pas être dérangé durant trois jours. Il entonne alors un chant magique qu’il psalmodie. Au bout des trois jours, il appelle sa fille :

- Caresse-du-Vent, j’ai parlé au Grand-Esprit. Tu dois maintenant décider de ton avenir. Si tu veux trouver le Manitou de l’Air, il te faut quitter la tribu et entreprendre un long voyage pour retrouver celui que ton cœur aime. Le Grand-Esprit y met cependant une condition : jamais tu ne pourras revenir parmi nous car tu vas subir une métamorphose.

Caresse-du-Vent sent très bien ce qu’elle doit faire. Elle aime son père, sa jeune sœur et sa tribu mais elle est certaine aussi qu’elle aime plus que tout le Manitou de l’Air. Elle n’a pas peur d’une métamorphose. Elle rassemble quelques affaires et se met en chemin dès le matin du jour suivant après avoir serré longuement son père et sa sœur dans ses bras.

Elle marche tout le jour sans prendre le temps de s’arrêter. Au moment où le soleil est se couche, la faim commence à la tenailler. Elle s’installe dans le creux d’un gros rocher non loin d’un cours d’eau, mange quelques galettes de maïs et boit un peu d’eau. La fatigue l’enveloppe et elle s’endort bientôt. En rêve, elle voit à nouveau le Manitou qui lui dit qu’ils seront très bientôt réunit. Au matin, Caresse-du-Vent s’éveille. Au moment de se mettre debout, elle ne peut utiliser ses bras ; ceux-ci sont devenus de grandes ailes, ses pieds, des serres et son nez, un bec.

Avec beaucoup de difficultés, elle arrive sur le bord de la rivière et voit son reflet dans l’eau. D’une belle jeune femme, elle est devenue un aigle royal. Le choc est si grand, qu’elle se met à pleurer. Soudain, à côté de son reflet, elle voit un second reflet - un second aigle royal.

- Bonjour Caresse-du-Vent, je suis le Manitou de l’Air et le Manitou plus heureux du monde. En la regardant, il s’aperçoit de ses larmes qui ruissellent et tombent sur le sol. Pourquoi pleures-tu ? Ton père et ta sœur te manquent ? Es-tu malade ?

- Ce n’est rien répond-elle en essuyant ses larmes d’un coup d’aile. J’ai été surprise par mon apparence. Je suis moi aussi bien heureuse de te rencontrer enfin. Il y a si longtemps que je t’attends.

- Partons, dit le Manitou de l’Air. Les chasseurs ne vont pas tarder à arriver dans la plaine et il ne faudrait pas qu’il t’arrive quelque chose.

Si le Manitou de l’Air s’envola sans problème, Caresse-du-Vent éprouva bien plus de difficultés. Elle prit de l’altitude avec difficultés, manqua de retomber sur le sol mille fois mais finit par s’affranchir. Ils passèrent tous deux au-dessus de la tribu où vivait Caresse-du-vent juste au moment où le chaman sortait de son tepee. Celui-ci leva la tête et sourit. Il avait reconnu sa fille qui s’envolait vers son destin. Il ne fit cependant aucun signe et Caresse-du-vent poursuivit sa route avec un petit pincement de cœur.

Ils volèrent très longtemps et arrivèrent dans l’antre du Manitou de l’Air. Un désordre indescriptible y régnait. Tout était sans dessus-dessous. Le manitou de l'Air raconta à Caresse-du-Vent qu’il ne parvenait pas à remettre de l’ordre chez lui car le vent du Nord, le vent de l’Est, le vent de l’Ouest et le vent du Sud ne faisaient pas attention lorqu’ils rentraient de leurs voyages. Il avait beau leur demander de respecter sa demeure mais à chaque fois, au lieu de l’écouter, ils se mettaient à souffler plus fort encore.

Nullement découragée, Caresse-du-Vent entreprit de ranger sa nouvelle demeure. Sans doute précédée de sa réputation, aucun des vents n’osa jamais souffler à l’intérieur et la demeure resta propre et bien rangée.

Caresse-du-Vent et le Manitou de l'Air vivent depuis très heureux. De leur histoire, une expression est née : " L’air ne fait pas la chanson " évidemment, puisqu'il fait les grandes histoires d’amours.

 




Tu es unique - Roger Poudrier

20 05 2008

Qui sommes-nous ? Qui es-tu ? L'humilité qui consisterait à te déprécier ne serait pas l'humilité. L'humilité consiste à marcher vers la vérité et la vérité est que tu es un être extraordinaire.

Tu es ni parfait, ni spécial; ni supérieur ni inférieur; tu es unique et riche d'un potentiel immense. Ton rêve illusoire de perfection est un ballon à crever. Mais la vérité rend libre. Accepte-toi tel que tu es, fais-toi confiance car tu es unique au monde et dans l'histoire du monde.

Accueille ton unicité qui fait ta richesse. Plus tu développes tes talents, plus tu réalises tes aspirations, plus tu rejoins ton idéal, plus tu deviens une ressource pour les autres. Tu favorises alors la vie en toi et autour de toi. Tu deviens semeur de vie, promoteur de croissance et source de bonheur.

Se fixer des objectifs est le meilleur remède à l'ennui et un excellent remède pour la santé.




La pensée du jour

19 05 2008

 

Le bonheur n'est pas une plante sauvage, qui vient spontanément, comme les mauvaises herbes des jardins : c'est un fruit délicieux, qu'on ne rend tel, qu'à force de culture.
Nicolas Restif de la Bretonne




Reconnaitre la sagesse - auteur inconnu

18 05 2008

 

Un homme qui avait la réputation d’être sage vivait en ermite sur une montagne et y méditait depuis de nombreuses années, loin de l’agitation et des vicissitudes du monde.

Il jour il reçut la visite d’un habitant du village voisin. Il n’avait pas plu dans la région depuis deux saisons entières et les récoltes avaient été maigres, la disette couvait. On commencerait bientôt à puiser dans les réserves de semailles. Et alors, que planterait-on la saison prochaine ?

L’homme exposa cette situation au sage et lui demanda conseil.

Le sage lui dit :
 Mettez le grain qu’il vous reste en commun. Mangez-en la moitié pour survivre et semez le reste, mais seulement dans les champs les plus fertiles. Vous en prendrez soin en commun. Vous les arroserez avec l’eau du puits. Et vous partagerez la récolte.

Alors, l’homme s’exclama :
 Ha ! voilà un sage.

Se penchant vers lui, le sage lui répondit :
Non, le sage c’est celui qui sait reconnaître la sagesse.




La pensée du jour

16 05 2008

 

Un père n'est pas celui qui donne la vie, ce serait trop facile, un père c'est celui qui donne l'amour.

Denis Lord, auteur québécois.




La pensée du jour

15 05 2008

 

La patience vient mieux à bout de ses entreprises que la force.

Plutarque




Homme seul à la maison

13 05 2008

LUNDI

Seul à la maison. Ma femme est partie pour la semaine. Génial ! Je sens qu’on va vivre des instants inoubliables, le chien et moi. Je me suis concocté un emploi du temps réglé comme du papier a musique. Je sais exactement à quelle heure je vais me lever et le temps que je passerai dans la salle de bains ou dans la cuisine, à préparer le déjeuner. J’ai également compté les heures qu’il me faudra pour liquider la vaisselle, le ménage, les promenades du chien, les courses et la cuisine. Et là, surprise : il me restera plein de temps libre ! Pourquoi les femmes se font-elles une montagne de toutes ces tâches alors qu’elles peuvent être expédiées si rapidement ? Tout est une question d’organisation. Pour le souper, le chien et moi avons un steak chacun. J’ai disposé une jolie nappe, une bougie et un bouquet de roses pour faire plus intime. Le chien a mangé de la mousse de canard en hors-d’oeuvre et aussi en plat principal, mais accompagnée d’une farandole de petits légumes. Et, comme dessert, des biscuits. Moi, je me suis octroyé du vin et un cigare. Cela faisait des lustres que je ne m’étais pas senti aussi bien.

MARDI

Je dois revoir mon emploi du temps : apparemment, quelques aménagements s’imposent. J’ai expliqué au chien que, bien entendu, ce n’est pas tous les jours fête ; il ne doit donc pas s’attendre a des hors-d’oeuvre et a un service dans trois bols différents, vu que le préposé a la vaisselle, c’est moi ! En prenant mon déjeuner, j’ai noté les inconvénients du jus d’orange pressé : ça vous oblige à nettoyer chaque fois le presse-agrumes. A moins d’en prévoir suffisamment pour deux jours, et dans ce cas, vous avez moitié moins de vaisselle. Ma femme a insisté pour que je passe l’aspirateur tous les jours. Pas question ! Une fois tous les deux jours suffira amplement. Il n’y a qu’a enfiler des pantoufles et à nettoyer les pattes du chien... A part ,çà, je suis en pleine forme.

MERCREDI

J’ai le sentiment que le ménage prend plus de temps que prévu. Il va falloir affiner ma stratégie. D’abord, acheter des repas tout préparés. Cela me fera gagner quelques minutes en cuisine. La préparation du souper ne devrait jamais être plus longue que sa consommation. En revanche, la chambre reste un problème. Il faut s’extraire des couvertures, aérer et enfin faire le lit. Trop compliqué ! D’ailleurs, je ne vois pas l’intérêt de faire le lit tous les jours dans la mesure ou on se recouche le soir même. Pour le chien, fini les préparations culinaires élaborées. Au menu : pâtée en boite. Il boude, mais tant pis. Si je peux me contenter de plats cuisinés, pourquoi pas lui ?

JEUDI

Plus de jus d’orange ! Comment un fruit d’aspect si anodin peut-il provoquer une telle pagaille ? Désormais, j’achèterai du jus en bouteille. Découverte no 1 : j’ai réussi à m’extirper du lit en défaisant à peine les couvertures. Comme çà, il n’y a plus qu’à les retaper un peu. Bien sur, cela nécessite un certain entraînement et on a intérêt à ne pas trop gigoter pendant la nuit. J’ai un peu mal au dos, mais une bonne douche chaude et il n’y paraîtra plus. J’ai cessé de me raser tous les jours. Je gagne ainsi de précieuses minutes. Découverte no2 : changer d’assiette à chaque repas est une hérésie. Les vaisselles à répétition commencent à m’énerver. Le chien, lui aussi, peut manger dans le même bol. Ce n’est qu’un animal après tout ! Note : je suis parvenu à la conclusion que le passage de l’aspirateur ne s’imposait qu’une fois par semaine... maximum. Saucisses au dîner et au souper.

VENDREDI

Terminé le jus de fruit en bouteille ! Trop lourd à porter. J’ai observé un curieux phénomène : les saucisses sont excellentes le matin, un peu moins bonnes le midi et carrément infectes le soir. Si un homme en mange plus de deux jours de suite, elles risquent même de lui occasionner de légères nausées. Le chien a eu des croquettes. C’est tout aussi nutritif et le bol reste propre. J’ai découvert qu’on pouvait boire la soupe directement à la casserole. Elle a exactement le même goût. Plus de bol, plus de louche ! Désormais j’ai moins l’impression d’être réincarné en lave-vaisselle. J’ai cessé de passer le balai dans la cuisine. Cela me tapait autant sur les nerfs que de faire le lit. Note : laisser tomber les conserves. Cà salit l’ouvre-boîtes.

SAMEDI

A quoi bon se déshabiller le soir pour se rhabiller le lendemain matin ? Je préfère occuper ce temps à me reposer un peu. Pas la peine non plus d’utiliser les couvertures : comme çà, le lit reste impeccable. Le chien a laissé des miettes partout. Il s’est fait gronder. Je ne suis pas sa bonne ! étrange : c’est exactement la réflexion que ma femme me fait parfois. Aujourd’hui, rasage. Mais je n’en ai vraiment pas envie. Je suis à bout de nerfs. Pour le déjeuner, proscrire ce qui doit être déballé, ouvert, coupé en tranches, étalé, cuit ou passé au mélangeur. Toutes ces corvées m’exaspèrent. Pour le dîner, manger à même l’emballage. Sans assiette, ni couverts, ni nappe, ni rien de toutes ces choses superflues. Mes gencives sont un peu sensibles. Peut-être parce que je ne mange pas de fruits : ils sont trop lourds à transporter. C’est sans doute un début de scorbut. Ma femme a appelé dans l’après-midi pour savoir si j’avais fait les vitres et la lessive. Je suis parti d’un éclat de rire hystérique. Comme si j’avais le temps ! Malaise dans la baignoire : le siphon est bouché par des spaghettis. Ce n’est pas si grave, puisque, de toute façon, je ne me douche plus. Note : le chien et moi mangeons ensemble, directement du frigo. Il faut faire vite pour ne pas laisser la porte ouverte trop longtemps.

DIMANCHE

Le chien et moi sommes restés au lit, a regarder la télévision. Nous avons salivé tous les deux en voyant des gens faire des agapes. Nous sommes épuisés et grognons autant l’un que l’autre. Ce matin, j’ai mangé quelque chose dans son bol. Aucun de nous deux n’a aimé. Je devrais vraiment me laver. Me raser. Me peigner. Lui préparer sa pâtée. Le sortir. Faire la vaisselle. Ranger. Penser aux courses. Et tout le reste... Mais je n’en ai vraiment pas la force. J’ai l’impression d’avoir des problèmes d’équilibre et de vision. Le chienne remue même plus la queue. Seul l’instinct de conservation nous a permis de nous traîner jusqu’au restaurant, ou nous avons passé plus d’une heure à manger des tas de bonnes choses dans de multiples assiettes... avant d’aller à l’hôtel. La chambre est propre, bien rangée et douillette. J’ai trouvé la solution idéale. Je me demande si ma femme y a jamais pensé.

 




La pensée du jour

13 05 2008

L'homme se découvre lorsqu'il se mesure à un obstacle.

Antoine de Saint-Exupéry




La légende des deux oiseaux - Vivekananda

12 05 2008

 

Sur le même arbre se trouvent deux oiseaux, l'un perché tout en haut, l'autre en bas dans les branches. Celui qui est en haut est calme et silencieux, resplendissant d'un merveilleux plumage aux reflets d'or.

Celui d'en bas mange tour à tour les fruits aux brillantes couleurs,
soit amers, soit sucrés.
Il saute de branche en branche, tantôt heureux, tantôt malheureux.

Lorsqu'il goûte un fruit particulièrement amer, il est très déçu et inconsciemment son regard s'élève vers le faîte de l'arbre où l'éblouissant oiseau ne bouge ni ne mange.
L'oiseau du bas envie cette paix, mais se remet à manger des fruits et oublie l'oiseau du sommet, jusqu'au jour où un fruit vraiment trop amer le fait sombrer dans le désespoir.

Alors de nouveau il lève les yeux, et dans un effort il parvient tout près de l'oiseau magnifique.
Les reflets dorés de son plumage l'enveloppe lui-même dans un flot de lumière, le pénètrent et le dissolvent en une brume diaphane.
Il se sent fondre et disparaître…

Il n'y a toujours eu qu'un seul oiseau, celui du bas n'était que le reflet, le rêve de celui du haut.
Les fruits doux et amers qu'il mangeait, ces joies et ces peines qu'il a vécues tour à tour, n'étaient que vaines chimères.
Le seul oiseau véritable est toujours là, au faite de l'arbre de la Vie, calme et silencieux.
Il est l'Âme humaine au-delà des bonheurs et des peines.




Pour mon anniversaire...

10 05 2008

 

Je vous invite à partager ce jour particulier qui est le mien ...




Et si on riait un peu ?

09 05 2008

 

Et quand la vérité n'ose pas aller toute nue, la robe qui l'habille le mieux, c'est l'humour.

Doris Lussier, humoriste québécois.




La pensée du jour

09 05 2008

 

Le vrai bonheur est dans le calme de l'esprit et du coeur.

Charles Nodier




Le magicien des peurs- Jacques Salomé

06 05 2008

 

Il était une fois, une seule fois, dans un des pays de notre monde, un homme que tous appelaient le Magicien des Peurs.
Ce qu'il faut savoir, avant d'en dire plus, c'est que toutes les femmes, tous les hommes et tous les enfants de ce pays étaient habités par des peurs innombrables.
Peurs très anciennes, venues du fond de l'humanité, quand les hommes ne connaissaient pas encore le rire, l'abandon, la confiance et l'amour.
Peurs plus récentes, issues de l'enfance de chacun, quand l'incompréhensible de la réalité se heurte à l'innocence d'un regard à l'étonnement d'une parole, à l'émerveillement d'un geste ou à l'épuisement d'un sourire.
Ce qui est sûr, c'est que chacun, dès qu'il entendait parler du Magicien des Peurs, n'hésitait pas à entreprendre un long voyage pour le rencontrer. Espérant ainsi pouvoir faire disparaître, supprimer les peurs qu'il ou elle portait dans son corps, dans sa tête.
Nul ne savait comment se déroulait la rencontre. Il y avait chez ceux qui revenaient du voyage, beaucoup de pudeur à partager ce qu'ils avaient vécu. Ce qui est certain, c'est que le voyage du retour était toujours plus long que celui de l'aller.
Un jour, un enfant révéla le secret du Magicien des Peurs. Mais ce qu’il en dit parut si simple, si incroyablement simple, que personne ne le crut.
« Il est venu vers moi, raconta-t-il, m’a pris les deux mains dans les siennes et m’a chuchoté :
- Derrière chaque peur, il y a un désir. Il y a toujours un désir sous chaque peur, aussi petite ou aussi terrifiante soit-elle ! Il y a toujours un désir, sache-le ».
« Il avait sa bouche tout près de mon oreille et il sentait le pain d’épices » confirma l’enfant.
« Il m’a dit aussi :
- Nous passons notre vie à cacher nos désirs, c’est pour cela qu’il y a tant de peurs dans le monde. Mon travail, et mon seul secret, c’est de permettre à chacun d’oser retrouver, d’oser entendre et d’oser respecter le désir qu’il y a sous chacune de ses peurs ».
L'enfant, en racontant tout cela, sentait bien que personne ne le croyait. Et il se mit à douter a nouveau de ses propres désirs.
Ce ne fut que bien des années plus tard qu'il retrouva la liberté de les entendre, de les accepter en lui. Cependant, un jour, un homme décida de mettre le Magicien des Peurs en difficulté.
Oui, il voulait le mettre en échec. Il fit le voyage, vint à lui avec une peur qu'il énonça ainsi :
“- J'ai peur de mes désirs !”
Le Magicien des Peurs lui demanda :
“- Peux-tu me dire le désir le plus terrifiant qu'il y a en toi ?
- J'ai le désir de ne jamais mourir, murmura l'homme.
- En effet, c'est un désir terrible et fantastique que tu as là.”
Puis, après un temps de silence, le Magicien des Peurs suggéra :
“- Et quelle est la peur qu'il y a en toi, derrière ce désir ? Car derrière chaque désir, il y a aussi une peur qui s'abrite et parfois même plusieurs peurs.”
L 'homme dit d'un seul trait :
“- J'ai peur de ne pas avoir le temps de vivre toute ma vie.
- Et quel est le désir de cette peur ?
- Je voudrais vivre chaque instant de ma vie, de la façon la plus intense, la plus vivante, la plus joyeuse, sans rien gaspiller.
- Voilà donc ton désir le plus redoutable”, murmura le Magicien des Peurs. “Ecoute moi bien. Prends soin de ce désir, c'est un désir précieux, unique. Vivre chaque instant de sa vie de la façon la plus intense, la plus vivante, la plus joyeuse…, sans rien gaspiller, c'est un très beau désir. Si tu respectes ce désir, si tu lui fais une place réelle en toi, tu ne craindras plus de mourir. Vas, tu peux rentrer chez toi. “
Mais vous qui me lisez, qui m'écoutez, peut-être, vous allez tout de suite me dire :
“Alors chacun d'entre nous peut devenir un magicien des peurs” Bien sûr, c'est possible, si chacun s'emploie à découvrir le désir qu'il y a en lui, sous chacune de ses peurs ! Oui, chacun de nous peut oser découvrir, dire ou proposer ses désirs, à la seule condition d'accepter que tous les désirs ne soient pas comblés. Chacun doit apprendre la différence entre un désir et sa réalisation…
“Alors, tous les désirs ne peuvent se réaliser, même si on le désire ?”
“Non, seulement certains. Et nul ne sait à lavance lequel de ses désir sera seulement entendu, lequel sera comblé, lequel sera rejeté, lequel sera agrandi jusqu aux étoiles !
C'est cela, le grand secret de la vie. D'être imprévisible, jamais asservie et en même temps, immensément généreuse face aux désirs des humains.”
Des rumeurs disent que le Magicien des Peurs pourrait passer dans notre pays… •




Perles de courrier

05 05 2008

 

Vous n'avez pas répondu à la lettre que je vous ai adressée en bonnet d'uniforme.

 

Je suis avec un couteau sous la gorge, c'est pourquoi je vous demande un léger recul.

 

Docteur, chaque fois que je mange du cheval, j'ai l'étalon dans l'estomac.

 

J'ai brûlé la robe de ma fille en la repassant. Celle-ci est maintenant inutilisable.

 

 

Depuis que mon mari est parti, je n'ai plus de cochons à la ferme.

 

Croisant un chien tenu en laisse par son maître, je me suis fait mordre par ce dernier.

 

J'ai cassé mon phare droit et je ne sais pas si je suis couvert. Voulez-vous m'éclairer ?

 

Je vous écris de prison car j'ai été arrêté. Veuillez donc arrêter aussi mon assurance.

 

Mes toilettes ont gelé cet hiver ; j'ai fait réparer, car je ne pouvais plus attendre.

 

Mon mari étant cloué au lit, j'aurais aimé que vous le vissiez.

 

Orphelin, j'ai vécu à droite et à gauche, mais toujours dans le droit chemin.

 

Votre employé s'en lave les mains. Je pense qu'il a besoin d'un savon.




La pensée du jour

05 05 2008

Il y a toujours deux raisons pour faire quelque chose: une bonne raison et la vraie raison!

Dale Carnegie




La véritable amitié - Henri de Lacordaire

03 05 2008

 

La véritable amitié est pure
Elle ne recherche aucune faveur en retour
“Elle élève celui qui la donne “
La véritable amitié est généreuse
Elle est plus forte que tout les préjugés
“Elle anoblit celui qui la donne”
La véritable amitié est magnanime
Elle ne pose aucune condition
“Elle embellit celui qui la donne”
La véritable amitié est absolue
Elle n'est jamais donnée par miettes
“Elle fait honneur à celui qui la donne”
La véritable amitié est fidèle
Elle n'est pas altérée par le temps
“Elle honore celui qui la donne “
La véritable amitié est tenace
Elle est faite de loyauté et de franchise
“Elle grandit celui qui la donne”
La véritable amitié est spontanée
Elle ne fait l'objet d'aucun marchandage
“Elle récompense celui qui la donne”
La véritable amitié est sincère
Elle ne pose pas de condition
“Elle enrichit celui qui la donne”
Une belle amitié c'est
comme un arbre Grand , Fort, Et tout fleuri




Le 1er mai en France

01 05 2008

Quelques clochettes porte-bonheur pour vous....

 

 

Le muguet est une fleur "porte-bonheur" qu'on offre habituellement le 1er mai, jour de la fête du travail.

Cette tradition date de 1561, année ou le roi Charles X décida d’en offrir à toutes les dames de la cour.
Comme il en avait reçu à cette même date, l’idée lui plût et c’est lui qui lança cette bonne habitude !

Bien plus tard, le 1er Mai fut décrété ‘Fête du travail’. C’est pendant la seconde guerre mondiale, en 1941, sous le gouvernement de Vichy, que cette date fut officialisée. En 1947, à la Libération, le 1er Mai devient un jour férié et payé. Depuis, la plupart des pays d’Europe ne travaillent pas ce jour-là et tout le monde profite ainsi d’un week-end de trois jours à l’arrivée du beau temps !

Le nom latin du muguet est: convallaria maïalis.
En anglais on l'appelle: Lily of the Valley.
Alors qu’il est blanc à l’époque où on l’offre, en été, les clochettes du muguet sont rouges !
ATTENTION : Les baies, comme les clochettes, la tige et les feuilles du muguet sont toxiques! On ne doit jamais goûter les baies, ni mâchonner un brin du muguet et faire attention de ne pas boire de l'eau dans laquelle a été mis du muguet. Comme toutes les belles fleurs il faut la regarder et, particulièrement pour le muguet, la respirer et la sentir !




La langue française abonde en curiosités surprenantes pour l'étranger, en voici quelques-unes.

30 04 2008

 

Ainsi ce sont les meilleurs crus qui donnent les plus fortes cuites.

On remercie un employé quand on n'est pas content de ses services.

 On passe bien souvent des nuits blanches quand on a des idées noires.

Pourquoi dit-on d'un pauvre malheureux ruiné, qui n'a plus où se coucher, qu'il est dans de beaux draps?

Pourquoi un bruit transpire-t-il avant d'avoir couru?

Quand un homme se meurt, on dit qu'il s'éteint. Quand il est mort, on l'appelle "feu".

Pourquoi lave-t-on une injure et essuie-t-on un affront ?

Pourquoi parle-t-on des quatre coins de la terre, puisque la terre est ronde?

Comment peut-on faire pour dormir sur les deux oreilles?

Pourquoi appelle-t-on coup de grâce le coup qui tue?

Pourquoi lorsque l'on veut avoir de l'argent devant soi, faut-il en mettre de côté?

Le pot a des oreilles et l'on dit, sourd comme un pot ?

Pourquoi dit-on: embarras de voitures, quand il y a trop de voitures, et embarras d'argent, quand il n'y a pas assez d'argent ?

Pourquoi avons-nous parfois l'estomac dans les talons ou le compas dans l'oeil ?




La pensée du jour

30 04 2008

 

Le poisson est un animal dont la croissance est excessivement rapide entre le moment où il est pris et le moment où le pêcheur en fait la description à ses amis.

The Christian Herald.




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